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Gilles Langlois, à la barre de la recherche chez DCNS

12 Mai 14

 

Voici un article des Echos.fr, à propos de Gilles Langlois qui prend la direction de la recherche chez DNCS, à Nantes

 

Le groupe naval DCNS ? Gilles Langlois y est tombé tout jeune. Cherbourgeois pur jus, le nouveau directeur de DCNS Research – qui fédère les activités de recherche technologique du groupe – est le petit-fils d’un ouvrier de l’Arsenal. « Mon grand-père a travaillé sur le “Redoutable”, le premier sous-marin lanceur d’engins », raconte ce dirigeant de quarante-trois ans.

 

Fils d’un technicien de la Cogema et d’une enseignante, Gilles Langlois est lui-même, dès l’âge de quatorze ans, entré sur concours dans un lycée placé sous le patronage de DCNS. « On avait deux à quatre heures de maths en plus », se souvient ce bon élève. La suite ? Un diplôme de l’ENSTA, école d’application de Polytechnique, option génie maritime, en 1993. Il traverse alors l’océan, et goûte à la recherche au sein du prestigieux MIT de Boston. Là, il découvre un « creuset international et un foyer d’innovation » mais surtout le décloisonnement et « l’orientation business » de la recherche américaine.

 

Chef d’orchestre

 
Son master of sciences en poche, le jeune homme rapporte à DCNS une expertise des composites. Puis enchaîne plusieurs fonctions, dont celle de chef d’un groupe « structure » puis d’architecte naval à l’export.
Mais la consécration vient en 1999, avec le programme Delta : six frégates pour Singapour, au nez et à la barbe d’un rival américain. « J’ai fait plusieurs offres et il y en a une qui a marché », dit-il simplement, attribuant ce succès « à une bonne écoute, notamment sur les besoins d’innovation. » Ce passionné de voyages se souvient d’une « course, avec 14 allers et retours à Singapour en neuf mois ». Le contrat signé, DCNS lui confie le suivi de la construction des navires à Lorient. Il se rappelle ces « journées de seize à dix-huit heures avec les Singapouriens » et aussi la magie des essais en mer. Des frégates asiatiques, il passe à celles du programme franco-italien Fremm, dont il sera l’architecte d’ensemble de 2005 à 2010… une responsabilité considérable sur cette série de douze vaisseaux. Et l’obtention de contrats qui, alignés sur son CV, s’accompagnent de montants chiffrés en milliards d’euros. A l’époque, Gilles Langlois se voit surtout comme un chef d’orchestre, «  garant des techniques, des coûts, des délais, de la qualité et d’une innovation valable que si elle est bien maîtrisée. » Il évoque« la nécessité d’allier une vue d’ensemble et une certaine humilité face à des experts qui connaissent dix fois mieux leur sujet que vous…  » Mais derrière son blaser bleu, très « DCNS », point de rigidité militaire. Affable et volontiers rieur, ce père de trois filles, marié à une Cherbourgeoise, considère l’innovation comme « une confrontation d’idées, sachant que personne ne détient seul la solution » .  

Depuis 2010, Gilles Langlois était directeur « de la préparation de l’avenir à la division systèmes navals de surface ». Ce poste, taillé sur mesure, à la croisée des chemins entre l’innovation et le marketing préfigurait celui qu’il vient d’endosser : « Il faut déterminer les futurs facteurs clefs de succès, résume l’intéressé. Ce qui fait que le client accroche… »

Source - article et photo : Les Echos.fr (29/04)

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