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Journées d’Histoire Navale 2016 : le gigantisme

19 Mai 16

Comme chaque année depuis 2012, Océanides finançait les Journées d'Histoire Navale organisées par l'Ecole Navale, en partenariat avec l'ENSM et l'université de Paris 4 - Sorbonne

Les 12 et 13 mai 2016, les Journées d’Histoire Navale ont retrouvé les rives de la rade de Brest tout en élargissant encore leur auditoire : en sus des élèves de l’Ecole Navale et de l’ENSM assistaient en effet des élèves de Master 2 de la Sorbonne. Le thème développé cette année : « le gigantisme ».

De la maîtrise des mers à l’époque romaine qui permettait l’approvisionnement des cités à celle des conflits mondiaux ou d’aujourd’hui qui permet désormais aux élèves de prendre des notes sur leur ordinateur ou leur tablette, les conférenciers ont montré combien la mer est essentielle dans nos économies.

A travers de très belles communications, les élèves ont touché du doigt de nombreuses problématiques liées à ce gigantisme et constaté que, de la Marine de Colbert à celle qui sera la leur, pour certains, dans quelques années, l’histoire est un éternel recommencement. Voltaire déjà notait qu’il était nécessaire d’embaucher des marins à la fois pour la Royale et pour les flottes marchandes. Si le format de ces grandes escadres peut sans doute les faire rêver aujourd’hui, les limites d’accueil, de manœuvrabilité ou de réparation ont montré les limites de ce gigantisme. Pourtant, l’effort engagé alors donne encore à la France aujourd’hui un savoir-faire envié et reconnu jusqu’à l’autre bout de la planète, en témoigne les contrats engrangés par STX avec l’ « Harmony of the Seas » dont il a beaucoup été question ou DCNS pour le plus grand bénéfice de l’économie, ainsi que s’attache d’ailleurs à le démontrer Océanides dans ses études.

Néanmoins, ces géants des mers, qu’ils naviguent ou soient arrimés, obligent à prendre en compte un ensemble conséquent de paramètres rendant la gestion en mer, comme à terre, de plus en plus complexe : - contraintes techniques et technologiques : on n’applique pas directement aux grands navires les méthodes de construction des petites unités, - contraintes de lancement et d’assurances, - contraintes de navigation et de pilotage, - contraintes de sûreté et de sécurité, - contraintes juridiques (haute mer, ZEE,…), d’infrastructures (portuaires, chenaux, …) - contraintes humaines, enfin et surtout : formation, vie à bord, sauvetage, …

Tous ces thèmes ont largement été étudiés, mais finalement, c’est le gigantisme de l’océan lui-même, dont l’on ne connaît qu’à peine 10%, qui a poussé l’Ecole Navale à choisir ce thème. Il reste donc de quoi alimenter largement notre réflexion pour organiser les Journées d’Histoire Navale 2017.

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